Il était une fois, dans les bois, un manoir hanté qui était habité par un monstre poilu avec soixante et une dents, un double menton, quatre paires d'yeux, six bras, une salive et un sang mortels.

Le monstre emprisonnait la plus belle fille du monde qui s'appelait Juliette. Personne n'était au courant de cela sauf les parents de Juliette, le roi et la reine du royaume et un prince du royaume voisin qui s'appelait Végéta. Comment était-il au courant ? L'histoire ne le dit pas.

On sait seulement qu'un jour, le prince est allé chercher sa princesse. Et que ce qui devait arriver n'arriva pas.

Il est entré dans le manoir, mais là, il s'est fait piquer par soixante-dix-huit mygales. Tombé à terre, un crabe à venin est monté sur lui, est rentré sous ses habits et s'est retrouvé dans son slip. Evidemment, il s'est fait pincer. Tordu de douleur, il a fini par se faire déniaper par une colonie de rats noirs.

Note de l'éditeur : Quelle est donc la morale de l'histoire ? Aucune, sinon qu'il vaut mieux ne pas savoir à quoi s'attendre et se tenir prêt à la nouveauté, plutôt que s'attendre à quelque chose d'habituel et être le dindon de la farce. Embrassez chaque jour comme une nouvelle possibilité de création, de vous ou du monde. Mais je m'égare, je m'égare...