La somme de toutes les peurs

 Vendredi 10/02 à 19h00 : salle de la Mairie à Roulans.

Samedi 11/02 à 15h : salle Daniel Grand à Amancey et 19h salle communale de Crouzet– Migette.

Dimanche 12 /02 à 15h00 : Salle des fêtes de Quingey

 Ce temps parents-enfants fut un succès selon nos spécialistes Serge Touyard et Valérie Bourgoin. Effectivement, de vrais moments collectifs se sont créés, la peur est belle et bien vecteur de cohésion.

Durant la présentation du lancement de l’étude par l’Agence de Sauvegarde et de Réhabilitation du Patrimoine Epouvantable et Mystérieux, les participants ont pu nous donner leur définition de la géphyrophobie :

-          Peur des Jean-François : exemple : depuis que mon prof Jean-François m’a collé trois heures, j’ai une frousse terrible de ce prénom.

-          Peur des volcans

-          Peur des Girafes

-          Peur des Glaires

-          Peur des gerbilles

-          Phobie = peur, phyro = physique, gé= vieillesse donc Peur de devenir vieux physiquement.

-          Peur du ciel

-          Peur des patates qui germent

-          Peur de la Géométrie

-          Peur de la géographie, de la physique et des robinets

-          Peur des magasins comme GIFI

-          Peur de faire un rot

-          Peur des tremblements de terre

Toutes ces propositions sont originales certes, mais fausses : La géphyrophobie est la peur de traverser les ponts !

 

 

Dans un second temps collectif et créatif, il a été demandé aux participants de créer un poème à la gloire des fantômes, esprits (figure faisant partie du bestiaire fantastique et mystérieux) avec consigne de faire apparaître les mots suivants : Brume, polochon, satellite, caoutchouc et chouette.

 Voici quelques perles recueillies :

«  Un polochon en caoutchouc a été vu dans la brume du château de Déservillers. Polochon que tu es chouette, toi qui disparait à la vitesse d’un satellite. Depuis, le fantôme Polochon berce les rêves de tous les enfants de Déservillers. Pourquoi avoir peur des fantômes, ici, ils sont tous comme Polochon ».

«  Le fantôme flotte dans la brume comme un satellite, la chouette scrute l’horizon de son arbre en caoutchouc. Et quand je l’entend, je serre très fort mon polochon contre moi ».

« Un soir de brume, la lumière se mit à clignoter, l’antenne satellite se décrocha du toit…Je sautai dans mes bottes en caoutchouc et, armé de mon polochon, je sortis voir ce qui se passait. Je m’attendais à croiser un fantôme mais ce n’était qu’une chouette ».

« Dans la forêt, perchée sur un arbre en caoutchouc, hulule une chouette. Dans la brume, on aperçoit une forme blanche, comme un polochon, droit comme un i, il avance… »

« A la tombée de la nuit quand je vais me coucher et poser ma tête sur le polochon, en fermant les yeux je me connecte au satellite : Fantôme êtes-vous là ? Et j’entends le hululement de la chouette résonnant dans la brume quand tout à coup une odeur de caoutchouc me réveille car j’avais oublié mon bracelet sur ma lampe de chevet ».

« Que faites-vous avec ce polochon ? N’est-il pas chouette ? Je l’ai trouvé un soir de brume, tout près de l’usine à caoutchouc. J’ai pensé à un fantôme diabolique qui voulait m’attraper pour me transformer en satellite ».

«  Parfois dans le collège Félix Gaffiot, on entend le bruit des bottes en caoutchouc du polochon à lunettes qui font « cuic, cuic, cuic ». A la création du collège, on l’a enfermé dans le casier 36B, Puis : « BZZZ…BZZZ », il allume la télé dans la salle 33 qui marche par satellite, « Chouette, on a France 3 ». Ensuite, le fantôme brumeux reviens dans le casier hanté ».